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“O Beatam Carthaginem nostram quae antea in operibus fratrum candida facta est in martyrum cruore purpurea cuius floribus nec lilia nec rosae desunt”

(O notre bienheureuse Carthage éclatante de blancheur par la pureté des œuvres de ses enfants; elle est maintenant empourprée du sang de ses martyrs; elle a aussi, parmi ses fleurs, des lys et des roses)

Saint Cyprien,  évêque et martyr de Carthage

Dans la Préface du livre de Claudine Caléca sur Perpétue et Félicité, Monsieur Mohamed Hassine Fantar nous dit: « J’ai tendance à penser que la foi implique la « reconnaissance » et le souvenir et que sans le souvenir, l’Homme ne peut être en possession de toute son humanité et ce mémoire sur la tranche d’histoire et de civilisation commune à nos pays et à nos cultures, n’est-il pas un appel au souvenir ? » 

Chers amis touristes et pèlerins, avec ce site je me propose de vous faire voir et connaître un grand souvenir: ce qu’était l’Afrique chrétienne d’autrefois (en particulier en Tunisie) dans un point de vue archéologique et artistique. Il s’agit d’aborder plus particulièrement les origines du Christianisme en Afrique du Nord, et plus précisément dans l’Afrique proconsulaire, jusqu’à son éclipse au VIIème siècle. Nous nous intéresserons principalement à Carthage et aux sites archéologiques mis au jour grâce aux fouilles conduites au XIXe siècle par le Père A.L. Delattre, de la congrégation des Pères Missionnaires d’Afrique. Nous allons, sur les traces des martyrs Scillitains en l’an 180, de Perpétue et Félicité en 203, de Cyprien en 258, et des martyrs d’Abitène en 304, revivre l’histoire chrétienne de Carthage et pérégriner sur les lieux devenus en raison des découvertes réalisées, les LIEUX SAINTS DE CARTHAGE. Nous aurons aussi une pensée en parcourant ces lieux saints, pour le grand docteur de l’Eglise, Saint Augustin né sur cette terre nord-africaine, et sa mère Sainte Monique; le Saint roi de France, Louis IX  qui est mort à Carthage en sa dernière croisade, les papes nord-africains, etc.

Au même temps nous allons parcourir la principale attraction du Musée national du Bardo en Tunisie: sa collection de mosaïques, et ses chefs d’œuvres uniques au monde qui témoignent que la Tunisie est aujourd’hui le plus important dépositaire de ce genre d’expression artistique, et qui dans ce pays s’est mieux conservé qu’ailleurs, probablement à cause du climat favorable et au respect de ses habitants. En effet, la Tunisie est peut-être la région la plus riche en mosaïques. On peut dire qu’on en trouve partout où les Romains sont passés. Il n’y a pas d’ancienne ville de la Proconsulaire et de la Byzacène qui n’en ait point fourni aux chercheurs et aux archéologues. Surtout nous centrerons notre attention particulièrement sur la partie chrétienne (l’art chrétien et sa signification), récemment mise en valeur avec l’ensemble du musée, mais qui, parfois, est la plus méconnue des guides et les touristes. L’archéologie et l’art chrétien du musée, lui donnent certainement un prestige particulier entre les chefs d’œuvre du monde chrétien. En effet, nous avons la chance de vivre dans un pays chargé d’une longue et riche tradition chrétienne et d’appartenir à une Eglise qui remonte aux origines, puisqu’elle s’est implantée ici dans les tous premiers siècles de notre ère.

Notre intention n’est pas seulement de raconter cette histoire, mais aussi de vous inviter à pérégriner à travers cette histoire, à prier avec ceux qui nous ont précédés dans la foi, et à regarder cette histoire avec les yeux de Dieu, comme son projet d’amour pour tous les hommes de ce pays.  Redécouvrir la Tunisie chrétienne, c’est tout à la fois accomplir un effort de mémoire sur le passé pour retrouver ses racines et mettre en évidence son histoire pour mieux préparer l’avenir.

 P. Silvio G. Moreno, IVE  

Missionnaire en Tunisie

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