{"id":294,"date":"2015-07-21T19:38:08","date_gmt":"2015-07-21T19:38:08","guid":{"rendered":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=294"},"modified":"2015-07-21T19:38:08","modified_gmt":"2015-07-21T19:38:08","slug":"cathedrale-de-tunis","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=294","title":{"rendered":"CATH\u00c9DRALE DE TUNIS"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"\" src=\"https:\/\/upload.wikimedia.org\/wikipedia\/commons\/b\/b8\/Cath%C3%A9draleSaintVincentdePaulEtIbnKhaldoun.JPG\" alt=\"\" width=\"465\" height=\"349\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Description g\u00e9n\u00e9rale :<\/strong> La Cath\u00e9drale a 75 m de longueur, 32 m de largeur au transept et 11m de largeur \u00e0 la grande nef. La fondation est compos\u00e9e d&rsquo;une masse v\u00e9ritablement imposante de 2.133 poutres provenant d&rsquo;une for\u00eat d&rsquo;eucalyptus. On a atteint la roche \u00e0 une moyenne de 15 m de profondeur, mais \u00e0 certains endroits il a fallu descendre jusqu&rsquo;\u00e0 23 m. Le mat\u00e9riaux de construction est du marbre de Djebel-Oust, ancienne carri\u00e8re romaine que l&rsquo;architecte remit en exploitation.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La Cath\u00e9drale est de style n\u00e9o-roman, comme toutes les constructions de cette \u00e9poque (roman, gothique ou byzantin). Ce fut le cas par exemple \u00e0 Alger, Carthage, Marseille, Montmartre&#8230; et Tunis, o\u00f9 le r\u00e9sultat ne fut pas tr\u00e8s satisfaisant. La fa\u00e7ade comporte un porche \u00e0 triple baie; au-dessus se trouvent une arcade aveugle et la mosa\u00efque du Christ Pantocrator. Dominant cette arcature, se profile la repr\u00e9sentation du P\u00e8re Eternel due au ciseau du sculpteur Figlia. Deux clochers massifs, couronn\u00e9s de coupoles en forme de tiare et surmont\u00e9s de la croix archi\u00e9piscopale, surplombent l&rsquo;avenue.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Sur la fa\u00e7ade on remarque quelques d\u00e9corations d&rsquo;inspiration orientale ou romane, ainsi que quelques statues d&rsquo;anges. Dans deux niches, situ\u00e9es de chaque c\u00f4t\u00e9 du porche, sont repr\u00e9sent\u00e9es l&rsquo;Eglise couronn\u00e9e et la Synagogue aux yeux band\u00e9s.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Ce th\u00e8me est d&rsquo;ailleurs fr\u00e9quent dans l&rsquo;iconographie du Moyen-\u00e2ge. A l&rsquo;int\u00e9rieur, \u00e0 la crois\u00e9e du transept, une coupole de pierre repose sur des pendentifs d&rsquo;inspiration byzantine. Les vo\u00fbtes d&rsquo;ar\u00eates, les doubleaux, les arcatures, les fen\u00eatres rappellent de loin la cath\u00e9drale romane. Autour du choeur, les chapiteaux sont richement sculpt\u00e9s. A l&rsquo;intrados des arcs, on remarque des m\u00e9daillons repr\u00e9sentant des motifs eucharistiques emprunt\u00e9s aux basiliques pal\u00e9ochr\u00e9tiennes de Carthage.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><span style=\"color: #000000;\">HISTORIQUE <\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le Cimeti\u00e8re Saint Antoine : La Cath\u00e9drale est b\u00e2tie sur l&rsquo;ancien cimeti\u00e8re Saint Antoine, qui f\u00fbt donn\u00e9 au XVIIe si\u00e8cle par les Beys de Tunis \u00e0 la communaut\u00e9 catholique. Tout d&rsquo;abord destin\u00e9 \u00e0 l&rsquo;inhumation des esclaves des bagnes, il devient par la suite le cimeti\u00e8re de la colonie europ\u00e9enne de Tunis.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le P\u00e8re Jean Le Vacher, disciple de Saint Vincent de Paul, devenu vicaire apostolique et Consul de France \u00e0 Tunis d\u00e8s 1648, le fait entourer d&rsquo;un mur et y \u00e9difie une chapelle sous le vocable de Saint Antoine, abb\u00e9, en 1655 ou 1659. Cette premi\u00e8re chapelle devient vite insuffisante et elle est reb\u00e2tie en 1773-74 par le P\u00e8re Sebastiano de Cortone, pr\u00e9fet apostolique de la mission des capucins. Au vocable de Saint Antoine, il ajoute celui de Sainte Marguerite de Cortone, mais apr\u00e8s le P\u00e8re Sebastiano, la chapelle ne conserve que le nom de Saint Antoine.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En 1775, un r\u00e8glement des s\u00e9pultures pr\u00e9cise que les adultes et les enfants esclaves seront enterr\u00e9s dans la chapelle, dans deux caveaux distincts, seuls les n\u00e9gociants et les hommes libres seront ensevelis dans le terrain adjacent \u00e0 la chapelle, chacun dans une tombe distincte.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/www.imagesdetunisie.com\/gallery\/tunisiedantan\/tunisetenv1900\/tunis1900\/tunismoderne1900\/P03-101.jpg?resize=455%2C293\" alt=\"\" width=\"455\" height=\"293\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">En raison de la croissance de la population europ\u00e9enne \u00e0 Tunis durant la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XIXe si\u00e8cle, le cimeti\u00e8re Saint Antoine devient vite insuffisant. Sous l&rsquo;\u00e9piscopat de Monseigneur Fid\u00e8le Sutter (1834-1881) des travaux d&rsquo;agrandissement sont\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">entrepris sur un terrain qui constituait le jardin de la mission catholique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Au mois de d\u00e9cembre 1850, le Bey Ahmed en fait donation au Pr\u00e9lat; cependant, quelques ann\u00e9es plus tard, le Cadi Ben Achour, qui a des titres de propri\u00e9t\u00e9 en r\u00e8gle, fait valoir ses droits sur ce terrain. Apr\u00e8s des discussions qui se terminent par un proc\u00e8s, une transaction intervient le 16 octobre 1867, et Monseigneur Sutter ach\u00e8te le terrain, qu&rsquo;il a d\u00e9j\u00e0 fait entourer de murs, pour la somme, importante \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque, de 10.000 piastres; moyennant quoi, le propri\u00e9taire abandonne tous ses droits au profit du Vicariat Apostolique.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Malgr\u00e9 ces adjonctions, le cimeti\u00e8re pr\u00e9sente bient\u00f4t des conditions d\u00e9plorables au point de vue de la salubrit\u00e9 publique et m\u00eame du respect d\u00fb aux morts. On est oblig\u00e9, pour pourvoir aux s\u00e9pultures, soit d&rsquo;entasser les cadavres dans les terrains rest\u00e9s vacants, soit de les mettre p\u00eale-m\u00eale dans des caveaux creus\u00e9s sous la chapelle et autour des murs d&rsquo;enceinte. Le public lui-m\u00eame s&rsquo;\u00e9meut de cet \u00e9tat de choses, et des incidents se produisent entre Monseigneur Sutter et la population catholique de Tunis. La situation est demeur\u00e9e la m\u00eame, lorsque Monseigneur Lavigerie\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">prend possession, au mois d&rsquo;octobre 1881, du Vicariat Apostolique de Tunisie, en remplacement de Monseigneur Sutter. Apr\u00e8s une visite au cimeti\u00e8re, le Pr\u00e9lat est convaincu de la n\u00e9cessit\u00e9 de le supprimer, et d\u00e8s le 9 novembre 1881, il envoie au Consul de France une note contenant un projet d&rsquo;arr\u00eat\u00e9 beylical, pour la translation des cimeti\u00e8res chr\u00e9tiens. Depuis la construction du Consulat de France, d&rsquo;autres \u00e9difices se sont \u00e9lev\u00e9s dans le Quartier de la Marine (actuelle avenue Bourguiba), et la pr\u00e9sence d&rsquo;un cimeti\u00e8re en cet endroit pr\u00e9sente donc des inconv\u00e9nients, tant pour la salubrit\u00e9 publique que pour l&rsquo;extension de la ville. La Cath\u00e9drale provisoire : D\u00e8s le 27 novembre 1881, Monseigneur Lavigerie entreprend la construction d&rsquo;une Cath\u00e9drale provisoire sur une parcelle du terrain qui n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 transform\u00e9e en cimeti\u00e8re, situ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;angle de la promenade de la Marine et de la rue d&rsquo;Alger. Elle est inaugur\u00e9e le dimanche 2 avril 1882. Cependant la construction d&rsquo;une \u00e9glise provisoire et l&rsquo;\u00e9tablissement d&rsquo;un clerg\u00e9 local ne r\u00e8glent pas pour autant la question du cimeti\u00e8re Saint Antoine. Ayant rencontr\u00e9 des oppositions pour le transfert du cimeti\u00e8re dans un autre lieu, de la part des familles propri\u00e9taires de concessions, Monseigneur Lavigerie sugg\u00e8re \u00e0 la fin de 1881, en f\u00e9vrier 1882 et en juin 1883, de d\u00e9cr\u00e9ter officiellement l&rsquo;interdiction de toute nouvelle s\u00e9pulture \u00e0 Saint Antoine. Il finit par obtenir satisfaction, tout d&rsquo;abord de fa\u00e7on partielle, par le d\u00e9cret du 30 juillet 1884, et\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">de fa\u00e7on d\u00e9finitive, par l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 municipal du 7 octobre 1885, qui prohibe toutes les inhumations dans les cimeti\u00e8res publics ou priv\u00e9s, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de la ville de Tunis. Mais il faut attendre le 28 avril 1891 pour que, par d\u00e9cision beylicale, le cimeti\u00e8re Saint Antoine soit d\u00e9finitivement d\u00e9saffect\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La pose de la premi\u00e8re pierre:<\/strong> En 1890, le cardinal Lavigerie, sentant les approches de la mort, veut b\u00e9nir lui-m\u00eame la premi\u00e8re pierre de la future Cath\u00e9drale, qui sera ensuite pos\u00e9e \u00e0 sa place d\u00e9finitive. La b\u00e9n\u00e9diction a lieu le 18 mai 1890. Elle se d\u00e9roule en pr\u00e9sence du R\u00e9sident G\u00e9n\u00e9ral de France et d&rsquo;une grande assembl\u00e9e d&rsquo;Ev\u00eaques et de Pr\u00e9lats. C&rsquo;est \u00e0 cette occasion que le Cardinal donne comme titulaires \u00e0 la Cath\u00e9drale, un saint fran\u00e7ais : Saint Vincent de Paul, et une sainte italienne : Sainte Olive, tous deux ayant v\u00e9cu \u00e0 Tunis. Dans l&rsquo;esprit du Cardinal, ce double patronage symbolise l&rsquo;union qui doit d\u00e9sormais exister entre les fran\u00e7ais et les italiens r\u00e9sidant \u00e0 Tunis. A la fin de 1891, le plan de la Cath\u00e9drale est mis en concours. Plusieurs architectes de Tunis et de Paris y prennent part. Le plan qui est retenu est celui de Monsieur Bonnet-Labrance. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le Cardinal Lavigerie qui a choisi le dessin architectural, en se r\u00e9f\u00e9rant aux ruines de la Basilique d\u00e9couverte dans l&rsquo;Henchir Rhiria, pr\u00e8s de B\u00e9ja. \u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La construction de la Cath\u00e9drale :<\/strong> Le 28 septembre 1892, Monseigneur Gazaniol peut d\u00e9j\u00e0 \u00e9crire au Cardinal: &laquo;&nbsp;En ce moment tous les corps des fosses libres ont \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9s, tous les ossements soigneusement recueillis et transport\u00e9s dans des caveaux existants sur l&#8217;emplacement de la future Cath\u00e9drale. Une grande partie des ma\u00e7onneries des caveaux et de la chapelle Saint Antoine sont enlev\u00e9s. Soixante ouvriers ont \u00e9t\u00e9 occup\u00e9s \u00e0 ces diff\u00e9rents travaux&nbsp;&raquo;. Le Cardinal Lavigerie n&rsquo;a pu qu&rsquo;assister au d\u00e9but de l&rsquo;oeuvre, il s&rsquo;\u00e9teint \u00e0 Saint Eug\u00e8ne, pr\u00e8s d&rsquo;Alger, le 26 novembre 1892.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>L&rsquo;inauguration de la Cath\u00e9drale :<\/strong> En la f\u00eate de No\u00ebl, 25 d\u00e9cembre 1897, Monseigneur Combes livre au culte une Cath\u00e9drale inachev\u00e9e. C&rsquo;est un \u00e9difice sans tours, ni cloches, ni orgues, ni sacristie. Les niches r\u00e9serv\u00e9es aux images des saints sont d\u00e9pourvues de leurs ic\u00f4nes, l&rsquo;autel majeur n&rsquo;est pas encore par\u00e9 de son baldaquin. Dans son allocution, l&rsquo;Archev\u00eaque r\u00e9v\u00e8le que les travaux ont co\u00fbt\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 ce jour plus d\u2019un million, et pourtant seuls les deux tiers de l&rsquo;oeuvre sont accomplis.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Les vitraux :<\/strong> D\u00e8s 1901, les vitraux sont plac\u00e9s. De ces vitraux primitifs, il ne reste que quelques vestiges, la guerre \u00e9tant la cause de la destruction de la plupart d&rsquo;entre eux. Au fond de la nef, \u00e0 droite en entrant, le vitrail repr\u00e9sente Saint L\u00e9on le Grand, premier Pape de ce nom, qui gouverna l&rsquo;Eglise de 440 \u00e0 461. La seconde baie est\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">occup\u00e9e par Saint Fulgence, illustre \u00c9v\u00eaque de Ruspe en Byzac\u00e8ne de 508 \u00e0 533; il fut l&rsquo;une des plus grandes gloires chr\u00e9tiennes de son temps. A gauche, le premier vitrail du fond est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 Saint Beno\u00eet, abb\u00e9 du Mont-Cassin, et fondateur de l&rsquo;ordre des B\u00e9n\u00e9dictins, 480-553. Dans le deuxi\u00e8me vitrail figure Saint Eug\u00e8ne. Il trouve sa place dans la Cath\u00e9drale au titre d\u2019\u00c9v\u00eaque de Carthage. Il f\u00fbt \u00e9lev\u00e9 au si\u00e8ge de Carthage vers l&rsquo;an 479. Exil\u00e9 trois ans plus tard par Hun\u00e9ric, il f\u00fbt rappel\u00e9 vers 497 par Gunthamund, pour conna\u00eetre un nouvel exil sous Thrasamund. La chronique de Victor de Tonnone le fait mourir vers 505 au monast\u00e8re de Viance, pr\u00e8s d&rsquo;Albi, o\u00f9 sont v\u00e9n\u00e9r\u00e9es ses reliques.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">La troisi\u00e8me baie repr\u00e9sente Sainte Anne enseignant la jeune Vierge Marie. Au dessus de la galerie, \u00e0 droite, Saint Jean de Matha, fondateur des Trinitaires, rach\u00e8te des Proven\u00e7aux, captifs \u00e0 Tunis. Le Saint, accompagn\u00e9 d&rsquo;un de ses religieux est debout, il s&rsquo;adresse \u00e0 un chef musulman et indique la justesse de la ran\u00e7on dont la pes\u00e9e est faite sur une balance qu&rsquo;un Maure agenouill\u00e9 tient suspendue. Le vitrail suivant repr\u00e9sente Saint Louis d\u00e9barquant \u00e0 Carthage. Les barons, sous leurs lourds harnois de guerre que recouvre en partie la tunique blanche, font face au roi dont une des mains tient son pennon fleurdelis\u00e9, tandis que l&rsquo;autre s&rsquo;appuie sur son bouclier.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Dans la troisi\u00e8me baie figure Saint Jean-Baptiste de la Salle dans le costume qu&rsquo;il donna \u00e0 son Institut. Sa main droite tient une feuille o\u00f9 sont trac\u00e9s des caract\u00e8res d&rsquo;\u00e9criture, de la gauche, il attire \u00e0 son c\u00f4t\u00e9 un jeune gar\u00e7on tr\u00e8s attentif aux enseignements du ma\u00eetre. La galerie de gauche relate tout d&rsquo;abord une sc\u00e8ne biblique : J\u00e9sus r\u00e9pond aux pharisiens qui l&rsquo;interrogent \u00e0 propos de l&rsquo;imp\u00f4t : &laquo;&nbsp;Rendez \u00e0 C\u00e9sar ce qui est \u00e0 C\u00e9sar, et \u00e0 Dieu ce qui est \u00e0 Dieu&nbsp;&raquo;. Le deuxi\u00e8me vitrail retrace la sc\u00e8ne de Saint Vincent de Paul pr\u00e9sentant \u00e0 Richelieu des n\u00e9gociants fran\u00e7ais esclaves \u00e0 Tunis. L&rsquo;ap\u00f4tre de la Charit\u00e9 montre au Cardinal le contrat sign\u00e9\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">avec le Bey de Tunis pour le rachat des captifs fran\u00e7ais. Richelieu, rev\u00eatu de la pourpre, est assis aupr\u00e8s d&rsquo;une table. Derri\u00e8re lui, les mains appuy\u00e9es sur le dossier du fauteuil, se tient celui qu&rsquo;on a appel\u00e9 l\u2019\u00e9minence grise, le P\u00e8re Joseph.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Dans la troisi\u00e8me baie, se trouve l&rsquo;effigie de Saint Bruno, fondateur de la Grande Chartreuse, dans un costume de laine blanche. Les mains jointes, il regarde devant lui, dans une attitude de recueillement; la crosse abbatiale est retenue dans les plis de son habit.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ces vitraux, dons des fid\u00e8les, sont l&rsquo;oeuvre du ma\u00eetre-verrier Bessac, de Grenoble.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Les Clochers :<\/strong> Mars 1910, la Cath\u00e9drale est enfin termin\u00e9e. Durant 10 ans, tronqu\u00e9e de ses deux clochers, elle a pr\u00e9sent\u00e9 une forme disgracieuse. C&rsquo;est en 1908 que les tours de la Cath\u00e9drale sont donn\u00e9es en concours. D\u00e8s lors, on peut proc\u00e9der \u00e0 la b\u00e9n\u00e9diction et au placement des cloches. Le dimanche 20 mars 1910, \u00e0 15 heures, a lieu la c\u00e9r\u00e9monie. Le gros bourdon, Marie, d&rsquo;un poids de 3.600 kg, et d&rsquo;un diam\u00e8tre de 1 m\u00e8tre 80, prend place dans le clocher de gauche, tandis que les autres cloches, pesant respectivement : Pia,1553 kg, Carmela, 747 kg 500 et Rosa, 453 kg 500, se voient assigner pour r\u00e9sidence le clocher de droite. Elles p\u00e8sent en tout 8.000 kg, et co\u00fbtent rendues sur place, 40.000 francs. Elles ont \u00e9t\u00e9 fondues par Messieurs Georges et Francisque Paccard, d&rsquo;Annecy-le-Vieux. Elles sonnent pour la premi\u00e8re fois l&rsquo;All\u00e9luia de P\u00e2ques 1910.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #000000;\">Les orgues : Le 28 octobre 1923 a lieu la b\u00e9n\u00e9diction des orgues. De marque MUTIN-CAVAILLE-COLL, elles ont \u00e9t\u00e9 construites \u00e0 Paris. Elles poss\u00e8dent quarante jeux r\u00e9els, quarante deux boutons de registres, r\u00e9partis sur trois claviers de cinquante-six notes (ut \u00e0 sol), et un p\u00e9dalier de trente notes (ut \u00e0 fa).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-295 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg?resize=300%2C225\" alt=\"103_2987\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg?resize=300%2C225 300w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg?resize=1024%2C767 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg?resize=200%2C150 200w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg?resize=150%2C112 150w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2987.jpg?w=1960 1960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<span style=\"color: #000000;\"><strong>La fresque :<\/strong> D\u00e8s le mois de mai 1927, des pourparlers sont entrepris dans le but de d\u00e9corer la Cath\u00e9drale, mais il faut attendre le mois de juin 1929, pour voir s&rsquo;\u00e9lever dans le choeur, les \u00e9chafaudages qui permettront \u00e0 Monsieur Le Mare, assist\u00e9 de son gendre Monsieur Dumas, professeur de dessin au lyc\u00e9e Carnot, et d&rsquo;un \u00e9l\u00e8ve de l&rsquo;\u00e9cole des Beaux Arts, de dessiner et de peindre la fresque. Le 4 mai 1930, en vertu d&rsquo;un indult pontifical, la Cath\u00e9drale f\u00eate la solennit\u00e9 de son patron, Saint Vincent de Paul; c&rsquo;est ce jour que choisit l&rsquo;Archev\u00eaque pour b\u00e9nir les peintures. La fresque de la vo\u00fbte, qui repr\u00e9sente une surface sph\u00e9rique de 130 m2, s&rsquo;intitule :&nbsp;&raquo;L&rsquo;apoth\u00e9ose de Saint Vincent de Paul&nbsp;&raquo;. L&rsquo;artiste a voulu \u00e9quilibrer trois id\u00e9es, \u00e0 trois \u00e9poques diff\u00e9rentes, et cela, dans un m\u00eame cadre. A gauche, la Tunisie \u00e0 l&rsquo;arriv\u00e9e du P. Jean Le Vacher, son plaidoyer en faveur des esclaves aupr\u00e8s du Bey de Tunis, et les soins donn\u00e9s aux malheureux esclaves, par le fils de Saint Vincent de Paul. A droite, la Tunisie d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, avec les filles de la Charit\u00e9 qui ont pr\u00e9par\u00e9 le terrain au Cardinal Lavigerie, dont la statue se d\u00e9tache sur le fond. A l&rsquo;avant-plan, la repr\u00e9sentation de la Cath\u00e9drale, avec Monseigneur Combes, Monseigneur Polomeni et Monseigneur Lema\u00eetre qui en descend les marches \u00e0 la suite d&rsquo;une procession. Au centre, l&rsquo;apoth\u00e9ose de Saint Vincent de Paul, sa mont\u00e9e vers le ciel, o\u00f9 des anges l&rsquo;accueillent.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\">Les trois id\u00e9es sont reli\u00e9es entre elles, de fa\u00e7on \u00e0 former un ensemble, et il semble que l&rsquo;artiste ait voulu exprimer une continuit\u00e9 et une unit\u00e9 historique, lorsqu&rsquo;il repr\u00e9sente les murailles et les tours de la Kasbah, et, leur faisant face, la Cath\u00e9drale. La fresque se compl\u00e8te par des arcatures, o\u00f9 figurent des martyrs africains des premiers si\u00e8cles.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Le Baptist\u00e8re :<\/strong> D\u00e8s le 19 janvier 1941, la Cath\u00e9drale poss\u00e8de un nouveau baptist\u00e8re; il est install\u00e9 dans la chapelle de Notre Dame de Trapani, \u00e0 gauche de l&rsquo;entr\u00e9e de la Cath\u00e9drale, et il est s\u00e9par\u00e9 d&rsquo;elle par une grille. Le pied et la cuve des fonts baptismaux, taill\u00e9s dans la m\u00eame pierre que celle des piliers de la nef, sont l&rsquo;oeuvre de Monsieur Figlia, auquel la Cath\u00e9drale doit d\u00e9j\u00e0 plusieurs travaux, dont la statue de Sainte Bernadette. Sur la cuve, on lit l&rsquo;inscription : &laquo;&nbsp;Fons vivus, Aqua regenerans, Unda purificans&nbsp;&raquo;. Elle est recouverte d&rsquo;une plaque de bronze \u00e0 deux couvercles, et surmont\u00e9e d&rsquo;une croix. Ce travail est d\u00fb \u00e0 Monsieur Schembri. Aujourd&rsquo;hui ce baptist\u00e8re a \u00e9t\u00e9 r\u00e9am\u00e9nag\u00e9 au c\u00f4t\u00e9 droite de l\u2019autel.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La Cons\u00e9cration :<\/strong> 1953, la Cath\u00e9drale a 56 ans d&rsquo;existence, et pourtant elle n&rsquo;est pas encore consacr\u00e9e. Monseigneur Gounod d\u00e9cide de fixer cette c\u00e9r\u00e9monie au 23 mai. D\u00e8s 7 heures du matin, une procession s&rsquo;organise, et le coffret contenant les reliques de Saint Vincent de Paul, de Saint Cyprien et de Sainte Restitute est apport\u00e9 dans le sanctuaire, afin d&rsquo;\u00eatre scell\u00e9 dans l&rsquo;autel majeur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Les nouveaux vitraux :<\/strong> Les vitraux ab\u00eem\u00e9s par la guerre demandent \u00e0 \u00eatre remplac\u00e9s. Le projet est confi\u00e9 \u00e0 un ma\u00eetre-verrier de Grenoble, Monsieur Paul Montiollet. En mars 1959, les travaux sont termin\u00e9s, et il est possible d&rsquo;admirer l&rsquo;ensemble de l&rsquo;oeuvre. A gauche, les vitraux apportent un jeu de lumi\u00e8re bleue. La rosace repr\u00e9sente l&rsquo;Assomption de Marie. La Vierge s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve en regardant le ciel, tandis que les anges au-dessus d&rsquo;elle soul\u00e8vent la\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">couronne destin\u00e9e \u00e0 son \u00e9ternit\u00e9. La longue robe s&rsquo;attarde sur les disciples et les fid\u00e8les qui la voient partir vers l&rsquo;inaccessible. Les vitraux de c\u00f4t\u00e9 repr\u00e9sentent la Tour d&rsquo;Ivoire et l&rsquo;Arche de l&rsquo;Alliance. A droite, le vitrail de la Pentec\u00f4te se lit un peu plus difficilement. Le P\u00e8re, dans un geste large, enveloppe le Christ aux bras clou\u00e9s \u00e0 la croix. Du Christ se d\u00e9tache, sous la forme d&rsquo;une colombe, le vol de l&rsquo;Esprit-Saint. Des langues de feu d\u00e9ferlent sur les Ap\u00f4tres prostern\u00e9s, cependant qu&rsquo;au milieu d&rsquo;eux, la Vierge \u00e9tend les mains pour accueillir le rayon de l&rsquo;Esprit. Les quatre fen\u00eatres du transept, \u00e0 dominante rouge et vert, sont orn\u00e9es d&rsquo;un motif discret symbolisant les quatre \u00e9vang\u00e9listes.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">Dans la nef de droite sont plac\u00e9s des vitraux d\u00e9di\u00e9s \u00e0 Saint Yves, Saint Michel Archange et Sainte Anne.\u00a0<\/span><span style=\"color: #000000;\">En octobre 1960, de chaque c\u00f4t\u00e9, trois nouveaux vitraux sont pos\u00e9s. Leurs teintes de plus en plus riches au fur et \u00e0 mesure qu&rsquo;on avance, conduisent au vitrail principal, celui de Saint Vincent de Paul, patron de la Cath\u00e9drale. Le mur du fond, situ\u00e9 derri\u00e8re l&rsquo;autel majeur, est abattu afin de permettre de contempler ce vitrail depuis le portail d&rsquo;entr\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-296 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg?resize=300%2C225\" alt=\"103_2986\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg?resize=300%2C225 300w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg?resize=1024%2C767 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg?resize=200%2C150 200w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg?resize=150%2C112 150w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2986.jpg?w=1960 1960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a> <a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-297 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=300%2C225\" alt=\"103_2993\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=300%2C225 300w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=1024%2C767 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=200%2C150 200w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=150%2C112 150w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?w=1960 1960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a> <a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/web1.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-300 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/web1.jpg?resize=225%2C300\" alt=\"web1\" width=\"225\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/web1.jpg?resize=225%2C300 225w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/web1.jpg?resize=113%2C150 113w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/web1.jpg?w=600 600w\" sizes=\"auto, (max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-298 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg?resize=300%2C225\" alt=\"103_2995\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg?resize=300%2C225 300w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg?resize=1024%2C767 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg?resize=200%2C150 200w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg?resize=150%2C112 150w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2995.jpg?w=1960 1960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a> <a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" size-medium wp-image-297 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=300%2C225\" alt=\"103_2993\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=300%2C225 300w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=1024%2C767 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=200%2C150 200w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?resize=150%2C112 150w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/103_2993.jpg?w=1960 1960w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>La r\u00e9novation :<\/strong> Dans le cadre de la R\u00e9forme liturgique pr\u00e9conis\u00e9e par le Concile, de nombreuses transformations sont malheureusement apport\u00e9es \u00e0 l&rsquo;am\u00e9nagement artistique int\u00e9rieur. La cha\u00eene est enlev\u00e9e, les stalles des chanoines disparaissent, ainsi que la table de communion en fer forg\u00e9. D\u00e8s mars 1966, des travaux sont entrepris en vue de d\u00e9placer le ma\u00eetre-autel. Ce nouvel am\u00e9nagement tend \u00e0 ne pas modifier le style de la Cath\u00e9drale. D\u00e9gag\u00e9 de son lourd retable et du tabernacle, l&rsquo;autel se pr\u00e9sente sous la forme d&rsquo;une table constitu\u00e9e par une dalle de marbre, support\u00e9e par un massif o\u00f9 se retrouvent six motifs de mosa\u00efque. Pour en supporter le poids, il a fallu renforcer les vo\u00fbtes de la crypte. La table, en effet, d&rsquo;une longueur de pr\u00e8s de quatre m\u00e8tres, et d&rsquo;une \u00e9paisseur de 17 cm, p\u00e8se \u00e0 elle seule 2 tonnes. C&rsquo;est aussi \u00e0 cette \u00e9poque que la chapelle Notre Dame de Trapani est transf\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9glise. Dans le but de recevoir les fid\u00e8les, l&rsquo;ancienne chapelle est transform\u00e9e en bureau d&rsquo;accueil et librairie religieuse. Notre Dame de Carthage a elle aussi trouv\u00e9 sa place dans la Cath\u00e9drale de Tunis, apr\u00e8s que la Basilique de Carthage ait \u00e9t\u00e9 d\u00e9saffect\u00e9e. Elle date de 1928 sculpt\u00e9e par le sculpteur Figlia.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\" aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/static.panoramio.com\/photos\/large\/66943056.jpg?resize=424%2C588\" alt=\"\" width=\"424\" height=\"588\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Description g\u00e9n\u00e9rale : La Cath\u00e9drale a 75 m de longueur, 32 m de largeur au transept et 11m de largeur \u00e0 la grande nef. La fondation est compos\u00e9e d&rsquo;une masse v\u00e9ritablement imposante de 2.133 poutres provenant d&rsquo;une for\u00eat d&rsquo;eucalyptus. On a atteint la roche \u00e0 une moyenne de 15 m \u2026<\/p>\n<p class=\"continue-reading-button\"> <a class=\"continue-reading-link\" href=\"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=294\">Continuer \u00e0 lire<i class=\"crycon-right-dir\"><\/i><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":301,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2}},"categories":[62],"tags":[17,27,56,67,58,90,97,18],"class_list":["post-294","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archeologie","tag-afrique-du-nord","tag-archeologie-chretienne","tag-art-chretien","tag-carthage-chretienne","tag-cathedrale-de-tunis","tag-eglise-en-tunisie","tag-saint-vincent-de-paul","tag-tunisie"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/07\/tunisia-cathedral.jpg?fit=500%2C333","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5FzU9-4K","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=294"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":302,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/294\/revisions\/302"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/301"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=294"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=294"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=294"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}