{"id":386,"date":"2015-11-30T10:43:27","date_gmt":"2015-11-30T10:43:27","guid":{"rendered":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=386"},"modified":"2015-11-30T10:45:33","modified_gmt":"2015-11-30T10:45:33","slug":"reperes-darcheologie-chretienne-en-tunisie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=386","title":{"rendered":"REP\u00c8RES D\u2019ARCH\u00c9OLOGIE CHR\u00c9TIENNE EN TUNISIE"},"content":{"rendered":"<h1><a name=\"_Toc402984853\"><\/a><a name=\"_Toc409125177\"><\/a>REP\u00c8RES D\u2019ARCH\u00c9OLOGIE CHR\u00c9TIENNE EN TUNISIE<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><strong>[1]<\/strong><\/a><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce rapport pour les plus int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 l\u2019arch\u00e9ologie, ne peut \u00eatre qu&rsquo;une br\u00e8ve \u00e9num\u00e9ration des nombreuses d\u00e9couvertes survenues pendant quinze ans en Tunisie. A ce travail de Picard datant de 1953, je me permets d\u2019ajouter quelques actualisations apr\u00e8s les derni\u00e8res visites que moi-m\u00eame j\u2019ai faites sur les sites en question entre 2012 et 2014.\u00a0\u00a0 <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000000;\"><strong>1- CARTHAGE<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00abL&rsquo;article Carthage du Dictionnaire d&rsquo;Histoire et de G\u00e9ographie eccl\u00e9siasti\u00adques, XI, col. 1149 sqq. d\u00fb aux RR. PP. Ferron et Lapeyre donne un expos\u00e9 complet de nos connaissances en 1939\u00a0\u00bb. Nous en trouverons un exemplaire \u00e0 la biblioth\u00e8que dioc\u00e9saine de Tunis. <strong>Consulter:<\/strong> C. PICARD, <em>Carthage, <\/em>1951 et P. Silvio Moreno, <em>\u00abCarthage \u00e9ternelle, un p\u00e8lerinage sur les ruines et l\u2019arch\u00e9ologie chr\u00e9tienne de Carthage\u00bb, 2013.\u00a0<\/em><strong><br \/>\n<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Dans le parc des Thermes d\u2019Antonin<\/strong><strong>\u00a0: <\/strong>Une nouvelle \u00e9glise a \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9e \u00e0 une vingtaine de m\u00e8tres au Sud de la grande basilique d\u00e9couverte en 1899 par P. Gauckler que nous appelons aujourd\u2019hui <em>\u00abBasilique Byzantine\u00bb.<\/em> L&rsquo;\u00e9difice orient\u00e9 N. S., l&rsquo;entr\u00e9e au N., \u00e9tait divis\u00e9 en trois nefs<strong>. <\/strong>Seul le pavement du bas-c\u00f4t\u00e9 Ouest est \u00e0 peu pr\u00e8s enti\u00e8rement conserv\u00e9; dans l&rsquo;entr\u00e9e de la nef subsiste un soubassement carr\u00e9 en ciment autrefois plaqu\u00e9 de marbre, dont la destination est inconnue. <strong>Consulter:<\/strong><em> Un rapport provisoire a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 dans le Bulletin arch\u00e9ologique du Comit\u00e9 p. 77 sqq. ann\u00e9e 1943-45, en 1951. Cf. aussi C. PICARD, op. 1. p. 46.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Une chapelle fun\u00e9raire (chapelle d\u2019Asterius) byzantine absolument intacte a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cou\u00adverte en <strong>1950 <\/strong>sur la colline de Ste-Monique et transport\u00e9e, sous la direction dc M. A. L\u00e9zine, dans le Parc des Thermes d&rsquo;Antonin. C&rsquo;est le plus petit, mais le mieux conserv\u00e9, de tous les monuments chr\u00e9tiens de Carthage. La date est fix\u00e9e par la d\u00e9couverte sous le pavement de trois monnaies de Maurice Tib\u00e8re, frapp\u00e9es \u00e0 Carthage en 588. <strong>Consulter: <\/strong><em>Cf. S. Moreno, op. cit. p. 67. <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00a0\u00abUne rotonde \u00e9nigmatique existe sur la colline du th\u00e9\u00e2tre, pour laquelle, les interpr\u00e9tations les plus vari\u00e9es avaient \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es. Les fouilles conduites par M. A. L\u00e9zine en 1951 ont d\u00e9montr\u00e9: que les ruines \u00e9taient celles du soubassement d&rsquo;un monument comparable, architecturalement, au Troph\u00e9e des Alpes \u00e0 la Turbie: rotonde sur podium carr\u00e9; que la construction pouvait \u00eatre assign\u00e9e \u00e0 la seconde moiti\u00e9 du IV<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Une mon\u00adnaie de Mercure dans les fondations donne un terminus post quem; une mon\u00adnaie de Julien trouv\u00e9e sous une mosa\u00efque appartenant \u00e0 une construction post\u00e9rieure donne un terminus ante quem. L\u2019utilisation du monument demeure inconnue, mais il est possible qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un \u00e9difice cultuel chr\u00e9tien. M. L\u00e9zine a en tout cas relev\u00e9 au N. O. une abside appartenant \u00e0 un monument post\u00e9rieur \u00e0 la rotonde, mais ant\u00e9rieur \u00e0 la mosa\u00efque de Julien, dont un bloc de fondation porte une croix sculpt\u00e9e en bas-relief\u00bb.\u00a0<strong>Consulter: <\/strong>Cf. Fasti Archaeologici, VI, 1953<strong>, <\/strong>n. 4831, 3. Cette rotonde est inaccessible aux touristes et p\u00e8lerins.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>2 <\/strong><strong>&#8211; CAP BON<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Un baptist\u00e8re en mosa\u00efque, parfaitement conserv\u00e9, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert en 1952 \u00e0 une dizaine de kilom\u00e8tres au N. de K\u00e9libia sur la c\u00f4te Est de la pres\u00adqu&rsquo;\u00eele et transport\u00e9 au Mus\u00e9e du Bardo. Il s&rsquo;agit sans doute du plus beau monument de ce genre qui soit connu en Afrique. La cuve cruciforme tr\u00e8s richement orn\u00e9e, est entour\u00e9e d&rsquo;une d\u00e9dicace \u00e0 St Cyprien et \u00e0 St Adelfius, celui-ci qualifi\u00e9 de <em>presbyter huiusce unitatis. <\/em>La date probable est le VI<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Le lieu de ce baptist\u00e8re\u00a0 au Cap Bon est ferm\u00e9 aux touristes et p\u00e8lerins. <strong>Consulter:<\/strong> <em>Christian COURTOIS, \u00abBaptist\u00e8re d\u00e9couvert \u00e0 K\u00e9libia\u00a0\u00bb, CRAI, vol. 100, n\u00b02, 1956.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>3 &#8211; TUNISIE SEPTENTRIONALE<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Thibiuca<\/strong><strong>\u00a0: <\/strong>Une \u00e9glise et un baptist\u00e8re ont \u00e9t\u00e9 fouill\u00e9s \u00e0 Thibiuca pr\u00e8s de T\u00e9bourba. <strong>Consulter: <\/strong>Cf. J. CINTAS et G. L. FEUILLE, <em>Karthago <\/em>111,1952, p. 195 sqq.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Bulla Regia<\/strong><strong>: <\/strong>Une tr\u00e8s importante basilique a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte par M. P. Quoniam \u00e0 Bulla Regia. Pav\u00e9e de mosa\u00efques elle comporte un baptist\u00e8re cruciforme dont la cuve a \u00e9t\u00e9 ult\u00e9rieurement r\u00e9tr\u00e9cie par la pose de plaques de marbre isolant deux des bras. Des tombes de basse \u00e9poque ont envahi le sanctuaire. L&rsquo;une d&rsquo;elles contenait un petit tr\u00e9sor de monnaies ommayades, permettant de la dater du VIII<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle ap. J. C. Lieu de pr\u00e9dication de Saint Augustin, lors de ses voyages \u00e0 Carthage. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>M<\/strong><strong>actar: <\/strong>Plusieurs \u00e9glises nouvelles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes au cours des fouilles: <strong>Basilique d&rsquo;Hildeguns: <\/strong>\u00abElle est situ\u00e9e au Sud du Forum de Tra\u00adjan. C&rsquo;est une \u00e9glise \u00e0 trois nefs, l&rsquo;abside orient\u00e9e vers l&rsquo;Est, avec presbyte\u00adrium sur\u00e9lev\u00e9. En avant de la nef centrale \u00e0 l&rsquo;ouest, un suggestus de ma\u00e7on\u00adnerie abrite le tombeau d&rsquo;un certain Hildeguns, tr\u00e8s vraisemblablement un Vandale; la fosse a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9e dans un ancien \u00e9gout. A l&rsquo;Est, derri\u00e8re l&rsquo;abside, se trouve un baptist\u00e8re dont la cuve avait \u00e9t\u00e9 abrit\u00e9e par un ciborium enlev\u00e9 au temple d&rsquo;Apollon, o\u00f9 il abritait une statue de Latone. Les sculptures des bases (attributs de Diane et d&rsquo;Apollon) et la d\u00e9dicace \u00e0 Latone grav\u00e9e sur la frise n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 martel\u00e9es. Le sol des bas-c\u00f4t\u00e9s contient plusieurs tombes, recouvertes de dalles \u00e0 \u00e9pitaphe; d&rsquo;autres tombeaux se trouvent dans une ex\u00e8dre qui s\u2019ouvre sur le bas-c\u00f4t\u00e9 Sud\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Basilique des juvenes<\/strong>: \u00abElle se trouve \u00e0 la limite S. O. de la ville, \u00e0 proximit\u00e9 d&rsquo;une n\u00e9cropole utilis\u00e9e depuis l&rsquo;\u00e9poque numide jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours. L&rsquo;\u00e9glise a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9e dans un ensemble monumental construit ou reconstruit entre 283 et 285, et qui comportait une cour \u00e0 p\u00e9ristyle entour\u00e9e de divers b\u00e2timents, dont une grande salle. A mon avis d\u2019apr\u00e8s certaines recherches ce local \u00e9tait le si\u00e8ge de la juventus civitatis Mactaritanae. La grande salle, peut-\u00eatre d\u00e9j\u00e0 d\u00e9sign\u00e9e sous le nom de basilique, a re\u00e7u sans doute \u00e0 la fin du III<sup>\u00e8me<\/sup> ou au d\u00e9but du IV<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, une abside; ult\u00e9rieurement on y installa une double colonnade int\u00e9rieure; vers le m\u00eame temps un narthex fut am\u00e9nag\u00e9 aux d\u00e9pens du portique. Divers monuments fun\u00e9raires ont \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9s in situ; deux cippes pa\u00efens du III<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle ap. J. C. abrit\u00e9s par des ciboria se trouvaient, l&rsquo;un au milieu du narthex, l&rsquo;autre devant l&rsquo;abside; ils avaient contenu les cendres d&rsquo;un certain Julius Piso et de sa fille Julia Spesina. Ce dernier a certainement servi d&rsquo;autel chr\u00e9tien. Le cippe de Julius Piso et les colonnettes de son ciborium reposent sur des fondations identiques \u00e0 celles du stylobate du portique; il semble donc que ce tombeau, dont la pr\u00e9sence ne peut \u00eatre expliqu\u00e9e par les besoins de la liturgie chr\u00e9tienne, ait \u00e9t\u00e9 en place d\u00e8s avant la transformation de l&rsquo;\u00e9difice en \u00e9glise. On est ainsi amen\u00e9 \u00e0 conclure que Pison et sa fille ont \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9difice des Juvenes, sans doute en tant que bienfaiteurs du coll\u00e8ge, et que leurs tombeaux ont \u00e9t\u00e9 respect\u00e9s par les Chr\u00e9tiens. Plusieurs tombes chr\u00e9tiennes ont d&rsquo;autre part \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9es dans l&rsquo;\u00e9glise: devant l&rsquo;autel, les tombes en mosa\u00efque, avec \u00e9pitaphes m\u00e9triques, de Constantinus, Honorate et Constantia; dans le narthex, celle d&rsquo;une religieuse, Benenata, dite Jambaria; enfin plusieurs tombes \u00e0 ciste, sans \u00e9pitaphe, les premi\u00e8res datant sans doute du VI\u00e8me si\u00e8cle, les autres du V<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. Une n\u00e9cropole avait \u00e9gale\u00adment \u00e9t\u00e9 install\u00e9e autour de l&rsquo;\u00e9glise; elle se compose de tombes \u00e0 ciste; l&rsquo;une d&rsquo;elles contenait quelques bijoux d&rsquo;\u00e9poque vandale\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Martyrium: <\/strong>\u00abAu Sud de la basilique les installations fun\u00e9raires sont plus importan\u00adtes. Il y a l\u00e0 notamment une sorte de martyrium, form\u00e9 d&rsquo;une cour rectan\u00adgulaire et d&rsquo;une ex\u00e8dre, qui peut \u00eatre dat\u00e9e du IV<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle. On y a d\u00e9couvert un cippe portant l&rsquo;\u00e9pitaphe m\u00e9trique de Julias Benenata, toute pa\u00efenne d&rsquo;inspiration et de forme, mais qui se termine par la formule vixit in pace. Ce texte a soulev\u00e9 d\u00e9j\u00e0 de nombreuses discussions\u00bb.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Consulter\u00a0:<\/strong><em> C.R.A.I., 1946, p. 461; M. P. NILSSON, Eranos, XLVI, 1947, p. &rsquo;59 sqq. et Gesch. der Griech. Reli\u00adgion Il, p. 474, n. 6 &#8211; W. VOLLGRAFF, Hommages \u00e0 J. Bidez et F. Cumont, p.339, n. 3 &#8211; P. Boyanc\u00e9, C.R.A.I., 1951, p. 373 sqq. et R.A.R., 1952, p. &rsquo;47-155; J. CARCOPINO, ap., G. PICARD, Relig. de l&rsquo;Afr. ant., p. VI, VII, et G. PICARD, ibid., p. 146, 211-227.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>\u00c9difices \u00e0 auges: <\/strong>\u00abEntre le monument de Julia Benenata et la basilique des juvenes s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve un curieux \u00e9difice quadrilob\u00e9 dont la principale caract\u00e9ristique est qu&rsquo;il porte une s\u00e9rie d&rsquo;auges sur le mur ext\u00e9rieur de son abside nord, et une s\u00e9rie de placards sym\u00e9triques sur l&rsquo;abside sud. Nous avons essay\u00e9 \u00e0 ce propos de r\u00e9soudre le probl\u00e8me des \u00ab\u00e9difices \u00e0 auges\u00bb africains. Certains se rencon\u00adtrent dans le voisinage d&rsquo;\u00e9glises, notamment \u00e0 Bulla Regia, \u00e0 Thuburbo Maius. D&rsquo;autres ont \u00e9t\u00e9 pris eux-m\u00eames pour des \u00e9glises, parce qu&rsquo;ils affectent souvent un plan basilical. En fait, il s&rsquo;agit \u00e0 notre avis d&rsquo;\u00e9difices destin\u00e9s \u00e0 la collation &#8211; ou \u00e9ventuellement \u00e0 la distribu\u00adtion &#8211; de prestations en nature, et notamment en c\u00e9r\u00e9ales. Les plus an\u00adciens &#8211; ceux du Kef, d&rsquo;Ha\u00efdra notamment &#8211; n&rsquo;ont aucun caract\u00e8re chr\u00e9tien et doivent avoir \u00e9t\u00e9 \u00e9difi\u00e9s pour l&rsquo;imp\u00f4t. A partir du IV<sup>\u00e8me<\/sup> si\u00e8cle, ils sont fr\u00e9quemment annex\u00e9s \u00e0 des \u00e9glises ou \u00e0 des ch\u00e2teaux-forts, et ser\u00advaient sans doute \u00e0 la perception des redevances vers\u00e9es par les paysans \u00e0 l&rsquo;Eglise et aux grands propri\u00e9taires. Nous avons pu \u00e9galement d\u00e9blayer compl\u00e8tement une petite \u00e9glise d\u00e9cou\u00adverte par L. Chatelain. Elle a \u00e9t\u00e9 am\u00e9nag\u00e9e dans les ruines d&rsquo;un temple pa\u00efen, consacr\u00e9 vraisemblablement \u00e0 Bacchus, qui dominait la plus ancienne place publique de la ville. De nombreuses \u00e9pitaphes chr\u00e9tiennes ont d&rsquo;autre part \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes au cours des fouilles\u00bb. <\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>4- TUNISIE CENTRALE ET SAHEL<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>A Sousse: <\/strong><\/span><span style=\"color: #000000;\">Ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes plusieurs tombes chr\u00e9tiennes pour la plupart recouvertes de mosa\u00efque, et portant des inscriptions. Aujourd\u2019hui en exposition au mus\u00e9e arch\u00e9ologique de Sousse. <\/span><span style=\"color: #000000;\"><strong>Consulter: <\/strong><em>A. TRUIL\u00adLOT, B.A.C., 1943-45, p. 300-306. <\/em><\/span><span style=\"color: #000000;\">Il faudrait aussi parler des d\u00e9couvertes des catacombes, unique exemplaire en Tunisie. Il y a peu de mat\u00e9riel actualis\u00e9 par rapport aux catacombes de Sousse.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>A Boutria: <\/strong>\u00ab\u00a0A \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 le site de l&rsquo;ancienne Acholla. On a d\u00e9couvert l\u00e0 deux baptist\u00e8res, l&rsquo;un cruciforme, l&rsquo;autre en rosace et deux n\u00e9cropoles chr\u00e9tiennes avec des tombes \u00e0 \u00e9pitaphes, certaines en mosa\u00efque\u00a0\u00bb. <strong>Consulter:<\/strong><em> Cf. B.A.C. <\/em><em>1946-49, p. 304; B.A.C. &lsquo;953, Rapport sur l&rsquo;activit\u00e9 du Service des Antiquit\u00e9s de Tunisie.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Ruspe: <\/strong>Le site de la ville \u00e9piscopale de Saint Fulgence, Ruspae, a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9 \u00e0 10 km. au sud de Boutria, au lieu dit Rosfa. P. Cintas a d\u00e9couvert dans l&rsquo;\u00eelot central de l&rsquo;archipel des Kneiss un monast\u00e8re, qui est peut-\u00eatre celui o\u00f9 le m\u00eame saint trouva momentan\u00e9ment une retraite. <strong>Consulter\u00a0:<\/strong><em> Revue Tunisienne. <\/em><em>1940, p. 243.<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Iunca:<\/strong> \u00ab\u00a0Sur le site de Iunca situ\u00e9 pr\u00e8s de Mahar\u00e8s, \u00e0 45 km. au Sud de Sfax sur la c\u00f4te, deux grandes \u00e9glises ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvertes et fouill\u00e9es de 1935 \u00e0 1952. La premi\u00e8re est une basilique \u00e0 cinq nefs, caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9sence d&rsquo;un martyrium \u00e0 crypte et abside, oppos\u00e9 sym\u00e9triquement \u00e0 l&rsquo;abside principale et s\u00e9par\u00e9 de la basilique par deux couloirs. Le sol du couloir donnant acc\u00e8s au martyrium \u00e9tait pav\u00e9 d&rsquo;une mosa\u00efque repr\u00e9sentant les fleuves du paradis, s&rsquo;\u00e9chappant d&rsquo;un \u00e9difice \u00e0 coupole. Cette mosa\u00efque nous l\u2019appelons \u00abGolgotha\u00bb, et nous en avons parl\u00e9 plus haut. La crypte conte\u00adnait une pyxide en ivoire \u00e0 reliefs. La seconde est une vaste basilique \u00e0 trois nefs flanqu\u00e9e de deux absides lat\u00e9rales de part et d&rsquo;autre du ch\u0153ur qui donnent \u00e0 l&rsquo;ensemble l&rsquo;aspect d&rsquo;un triconque. D&rsquo;autre part, une contre-abside s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve sym\u00e9triquement \u00e0 l&rsquo;abside principale, au tiers environ de la longueur du quadratum; elle est interpr\u00e9t\u00e9e par M. Guarrigue comme un ex\u00e8dre-ambon d&rsquo;origine syrienne. En arri\u00e8re le reste du quadratum, incompl\u00e8tement fouill\u00e9 d&rsquo;ail\u00adleurs, est occup\u00e9 par des tombes. Il aboutissait \u00e0 un narthex couvert, dont la largeur correspond \u00e0 celle de la nef centrale, flanqu\u00e9 de deux pi\u00e8ces lat\u00e9rales. Des chapelles annexes s\u2019ouvrent sur le grand c\u00f4t\u00e9 N. E. de l&rsquo;\u00e9glise. Celle-ci poss\u00e9dait une riche d\u00e9coration, dont la pi\u00e8ce la plus remar\u00adquable est la mosa\u00efque de l&rsquo;abside principale\u00bb<em>. <\/em><strong>Consulter:<\/strong><em> Cf. G. L. FEUILLE, Rev. Tun. 1949, p. 21 sqq.; Cahiers arch. III, 1948, p. 75 sqq.; IV, 1949, p. 131, sqq. Cf. P. GARRIGUE, M\u00e9l. Rome, LXV, &lsquo;953, p. 173-196. <\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Sbe\u00eftla: <\/strong>\u00ab\u00a0Dans le secteur Sud de la ville, au voisinage des maisons fortes byzantines, une petite \u00e9glise d&rsquo;architecture m\u00e9diocre a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couverte en 1948. La fouille a \u00e9t\u00e9 achev\u00e9e en 1954. Une plaque de marbre inscrite, qui devait \u00eatre fix\u00e9e \u00e0 la table d&rsquo;autel &#8211; celle-ci a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement retrou\u00adv\u00e9e &#8211; portait sur une face mention des reliques des martyrs Protasius, Gervasius et Tryphon; sur l&rsquo;autre face \u00e9tait mentionn\u00e9e la memoria du seul Tryphon\u00a0\u00bb. <strong>Consulter\u00a0:<\/strong><em> Cf. G. L. FEUILLE, B.A.C., 1946-1949, p. 539-544.<br \/>\n<\/em><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">\u00ab\u00a0Plus loin au S. O., en bordure de la route qui reliait Sufetula \u00e0 Cil\u00adhum, M. Dumont a d\u00e9couvert dans sa propri\u00e9t\u00e9 une importante \u00e9glise fun\u00e9raire, fouill\u00e9e en 1954 par M. N. Duval, membre de l&rsquo;Ecole Fran\u00e7aise de Rome. Plusieurs dizaines d&rsquo;\u00e9pitaphes y ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9cou\u00advertes. Plusieurs sont dat\u00e9es d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;indiction et d\u2019outres d\u2019apr\u00e8s l\u2019ann\u00e9e d&rsquo;un comput non pr\u00e9cis\u00e9, qui para\u00eet correspondre au r\u00e8gne des rois vandales. Une mosa\u00efque \u00e9pigraphique est d\u00e9di\u00e9e aux Saints Sylvanus et Fortunatus\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Ha\u00efdra: <\/strong>\u00abLe Dr. G. Dolcemascolo, dans les ann\u00e9es qui ont pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 la derni\u00e8re guerre mondiale, et notamment en 1934, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9blay\u00e9 la plus grande des basiliques d&rsquo;Ha\u00efdra \u00e0 l&rsquo;ouest du forum. L&rsquo;\u00e9glise fut consacr\u00e9e par l&rsquo;\u00e9v\u00eaque Melleus en 568-569 ap. J.C. La publication est encore incom\u00adpl\u00e8te\u00bb. De cette \u00e9glise-cath\u00e9drale provient la mosa\u00efque de la d\u00e9dicace qui se trouve dans la salle \u00abEclessia mater\u00bb du mus\u00e9e du Bardo. Des ann\u00e9es plus tard M. N. Duval a fouill\u00e9 syst\u00e9matiquement le site de Ha\u00efdra en retrouvant plusieurs basiliques chr\u00e9tiennes; surtout \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de la forteresse byzantine ainsi qu\u2019un reliquaire de Saint Cyprien, \u00e9v\u00eaque de Carthage. <strong>Consulter: <\/strong><em>Cf. L. POINSSOT, G. L. FEUILLE, Inscr. chr\u00e9t. d&rsquo;Ammaedara: B.A.C., 1941-42, p. Goi-639.<\/em><\/span><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> PICARD, G.-Ch, <em>L\u2019arch\u00e9ologie chr\u00e9tienne en Afrique<\/em>, 1938-1953<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>REP\u00c8RES D\u2019ARCH\u00c9OLOGIE CHR\u00c9TIENNE EN TUNISIE[1] Ce rapport pour les plus int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 l\u2019arch\u00e9ologie, ne peut \u00eatre qu&rsquo;une br\u00e8ve \u00e9num\u00e9ration des nombreuses d\u00e9couvertes survenues pendant quinze ans en Tunisie. A ce travail de Picard datant de 1953, je me permets d\u2019ajouter quelques actualisations apr\u00e8s les derni\u00e8res visites que moi-m\u00eame j\u2019ai faites \u2026<\/p>\n<p class=\"continue-reading-button\"> <a class=\"continue-reading-link\" href=\"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=386\">Continuer \u00e0 lire<i class=\"crycon-right-dir\"><\/i><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":7,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[62],"tags":[27,56,46,18],"class_list":["post-386","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-archeologie","tag-archeologie-chretienne","tag-art-chretien","tag-eglise-catholique","tag-tunisie"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2015\/01\/p.jpg?fit=599%2C412","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5FzU9-6e","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/386","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=386"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/386\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":388,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/386\/revisions\/388"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/7"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=386"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=386"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=386"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}