{"id":411,"date":"2016-01-31T19:52:37","date_gmt":"2016-01-31T19:52:37","guid":{"rendered":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=411"},"modified":"2016-01-31T19:52:37","modified_gmt":"2016-01-31T19:52:37","slug":"notre-dame-de-carthage-archeologie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=411","title":{"rendered":"NOTRE DAME DE CARTHAGE &#8211; ARCH\u00c9OLOGIE"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: center;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>Arch\u00e9ologie Mariale<\/strong><\/span><\/h1>\n<h2 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" name=\"_Toc441439069\"><\/a> <strong>1. Le bas-relief de la Sainte Vierge<\/strong><\/span><\/h2>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Le bas-relief que nous allons pr\u00e9senter poss\u00e8de trois caract\u00e9ristiques\u00a0:<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">-Bas-relief de marbre blanc magnifiquement fouill\u00e9 en 1881 dans les ruines de la basilique <em>Damous el Karita<\/em><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>, mais malheureusement tr\u00e8s mutil\u00e9.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">-Il nous offre d\u2019une fa\u00e7on certaine l\u2019image de la M\u00e8re de Dieu, peut-\u00eatre la plus ancienne que le sol d\u2019Afrique ait fourni jusqu\u2019\u00e0 nos jours.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">-Tr\u00e8s probablement l\u2019une des plus anciennes sculptures de la Sainte Vierge dans l\u2019Eglise (les premi\u00e8res repr\u00e9sentations ce sont des peintures des catacombes \u00e0 Rome pour la plupart du milieu du III\u00e8me si\u00e8cle).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/57.jpg\" rel=\"attachment wp-att-412\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-412 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/57.jpg?resize=447%2C712\" alt=\"Cathedrale de Tunis\" width=\"447\" height=\"712\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/57.jpg?w=500 500w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/57.jpg?resize=188%2C300 188w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/57.jpg?resize=94%2C150 94w\" sizes=\"auto, (max-width: 447px) 100vw, 447px\" \/><\/a> <span style=\"color: #000000;\"><strong>1. a\u00a0: Description du bas-relief de la Vierge<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Notre bas-relief, suivant la description du P. Delattre, montre la Sainte Vierge offrant son divin Fils \u00e0 l\u2019adoration des Mages. Ceux-ci, par suite des graves mutilations qu\u2019a subies le marbre, ont enti\u00e8rement disparu<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Il ne reste donc de la sc\u00e8ne religieuse que la Vierge et l\u2019Enfant, un ange et deux pro\u00adph\u00e8tes. Toutes les t\u00eates sont bris\u00e9es et n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es. La Sainte Vierge est assise sur un tr\u00f4ne d\u2019hon\u00adneur port\u00e9 et orn\u00e9 par d&rsquo;\u00e9l\u00e9gantes colonnettes<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a>. Marie est repr\u00e9sent\u00e9e de trois quarts et tourn\u00e9e vers la gauche, comme dans la fresque du cimeti\u00e8re de Domitille. Elle est v\u00eatue d\u2019une ample tunique. Sur sa t\u00eate, laissant d\u00e9gager le front et la chevelure, un voile est pos\u00e9. Il tombe sur les \u00e9paules<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>, les bras et le tr\u00f4ne.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019enfant J\u00e9sus, tourn\u00e9 du m\u00eame c\u00f4t\u00e9, est \u00e9gale\u00adment v\u00eatu d\u2019une longue tunique et d\u2019un manteau. Il est assis sur les genoux de sa m\u00e8re, plus sur le genou droit que sur le genou gauche. Le pied gauche appara\u00eet sous le bas de la tunique. Le pied droit ne devait pas \u00eatre visible. Outre la t\u00eate, l\u2019avant-bras droit manque. Il devait \u00eatre \u00e9tendu en avant vers les Mages. Le bras gauche, repli\u00e9 devant la poitrine est bien conserv\u00e9. A partir du coude, il sort nu des plis du v\u00eatement qui forme sur le milieu du corps une sorte de bourrelet. La main tenait un objet qu\u2019il est impossible de d\u00e9ter\u00adminer.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">La Sainte Vierge tient l\u2019enfant des deux mains, du c\u00f4t\u00e9 droit par le bras pr\u00e8s de l\u2019\u00e9paule et du c\u00f4t\u00e9 gauche \u00e0 la hauteur des reins sous le bras.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Derri\u00e8re le tr\u00f4ne, on voit deux proph\u00e8tes, sans doute Isa\u00efe et Mich\u00e9e. Ils sont debout, drap\u00e9s dans leur pallium. On les dirait \u00e9lev\u00e9s de terre, les mains en avant dans l\u2019attitude de la pri\u00e8re. Peut-\u00eatre aussi la main droite, la seule qui soit conserv\u00e9e, indiquait- elle le ciel ou l\u2019\u00e9toile qui accompagn\u00e9e les mages. C\u2019est ce que semble r\u00e9v\u00e9ler sa direction oblique vers le som\u00admet du bas-relief.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg\" rel=\"attachment wp-att-413\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-413 alignright\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg?resize=473%2C687\" alt=\"Cathedrale de Tunis\" width=\"473\" height=\"687\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg?w=1453 1453w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg?resize=207%2C300 207w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg?resize=768%2C1115 768w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg?resize=705%2C1024 705w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205313.jpg?resize=103%2C150 103w\" sizes=\"auto, (max-width: 473px) 100vw, 473px\" \/><\/a><span style=\"color: #000000;\">En avant du groupe, l\u2019ange, v\u00eatu d\u2019une longue tunique, se tient aussi debout. Il a les pieds chauss\u00e9s de sandales. De ses ailes, la gauche seule subsiste. Tout le haut du corps a disparu, mais les amorces de la sculpture laissent deviner son attitude. C\u2019est l\u2019archange Gabriel pr\u00e9sentant les Mages \u00e0 J\u00e9sus et \u00e0 Marie. Celle-ci, assise sur la cathedra, les pieds pos\u00e9s sur le suppedaneum, en signe d\u2019honneur, sert elle-m\u00eame de tr\u00f4ne \u00e0 J\u00e9sus qu\u2019elle pr\u00e9sente \u00e0 l\u2019adoration des personnages venus de l\u2019Orient<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a>. L\u2019En\u00adfant-Dieu n\u2019est pas repr\u00e9sent\u00e9 au moment de sa nais\u00adsance, mais d\u00e9j\u00e0: \u00e2g\u00e9 de plusieurs ann\u00e9es. Le tableau se terminait \u00e0 gauche par un arbre.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019encadrement de ce bas-relief est une bordure ajour\u00e9e form\u00e9e de feuilles \u00e9pineuses. Elle entoure la sc\u00e8ne sur trois c\u00f4t\u00e9s, car un second tableau inf\u00e9\u00adrieur compl\u00e9tait le marbre entier qui n\u2019avait pas moins d\u2019un m\u00e8tre de hauteur et 0<sup>m<\/sup>75 de largeur.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Une sorte de listel en saillie, dont la tranche est l\u00e9g\u00e8rement arqu\u00e9e d\u2019une extr\u00e9mit\u00e9 \u00e0 l\u2019autre, s\u00e9pa\u00adrait les deux sc\u00e8nes. Une des sc\u00e8nes qui a dis\u00adparue devait repr\u00e9senter l\u2019Annonciation, sujet qui se voit dans les catacombes d\u00e8s le II\u00e8me et le III\u00e8me si\u00e8cle, en particulier au cimeti\u00e8re de Priscille \u00e0 Rome.<\/span><\/p>\n<h3 style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><strong>1. b\u00a0: Datation du bas-relief de la Vierge<\/strong><\/span><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ce bas-relief a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9 en d\u00e9tail par le grand arch\u00e9ologue Jean Baptiste de Rossi, arch\u00e9ologue des catacombes romaines. Avec sa haute comp\u00e9tence, apr\u00e8s l\u2019avoir minutieusement d\u00e9crit, il s\u2019exprime ainsi : \u00ab Il s\u2019agit de savoir s\u2019il appartient \u00e0 l\u2019\u00e9poque o\u00f9 l\u2019Afrique, recouvr\u00e9e par Justinien, demeura sous l\u2019influence directe de Constantinople et de l\u2019art by\u00adzantin, ou bien au temps de l\u2019Afrique romaine et chr\u00e9tienne, lors de ses relations intimes, avec Rome et l\u2019Occident latin\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Jean Baptiste de Rossi r\u00e9pond \u00e0 la question en appuyant son jugement de savantes com\u00adparaisons. Voici sa conclusion\u00a0: le style du fragment carthaginois lui semble de la premi\u00e8re p\u00e9riode de la sculpture chr\u00e9tienne au IV\u00e8me si\u00e8cle\u00a0: \u00ab\u00a0Certainement, dit-il, il n\u2019appartient pas au style des sarcophages de Ravenne et de Venise, au temps de l\u2019exarchat byzantin et de l\u2019atelier du sculpteur Daniel et de son \u00e9cole\u00a0\u00bb<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\">[6]<\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg\" rel=\"attachment wp-att-415\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-415 alignleft\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg?resize=479%2C526\" alt=\"Cathedrale de Tunis\" width=\"479\" height=\"526\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg?w=1473 1473w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg?resize=273%2C300 273w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg?resize=768%2C843 768w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg?resize=933%2C1024 933w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205432.jpg?resize=137%2C150 137w\" sizes=\"auto, (max-width: 479px) 100vw, 479px\" \/><\/a><span style=\"color: #000000;\">Tous les arch\u00e9ologues, il est vrai, ne partagent pas son opinion. Plusieurs veulent voir dans cette sculpture une \u0153uvre byzantine \u00e0 cause de la bordure ajour\u00e9e, avec ses feuilles aigu\u00ebs, puisque elle se retrouve certainement dans l\u2019art byzantin et le P. Delattre l\u2019a ren\u00adcontr\u00e9e lui-m\u00eame \u00e0 J\u00e9rusalem, dans la d\u00e9coration de l\u2019\u00e9glise Sainte-Marie, construite par Justinien en l\u2019honneur de la Pr\u00e9sentation de la Sainte Vierge au Temple. C\u2019est aujourd\u2019hui la mosqu\u00e9e El -Aksa. Mais si cette bordure se montre dans des \u0153uvres byzantines, rien ne prouve qu\u2019elle ne soit d\u2019origine ant\u00e9rieure. Quoi qu\u2019il en soit, le P. Delattre a rencontr\u00e9 sou\u00advent des artistes comp\u00e9tents dispos\u00e9s \u00e0 faire remon\u00adter cette \u0153uvre d\u2019art au III\u00e8me si\u00e8cle.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Ainsi par exemple, le 25 avril 1905, un artiste qui avait frapp\u00e9 le P. Delattre par la s\u00fbret\u00e9 de son jugement sur diverses pi\u00e8ces du Mus\u00e9e Lavigerie, r\u00e9pondit carr\u00e9ment sur la question de la datation du bas-relief : \u00abLe commencement du r\u00e8gne de Constantin et pas plus bas\u00bb. On sait que cet empereur monta sur le tr\u00f4ne en 306. Et en voyant le bas-relief de l\u2019apparition de l\u2019ange aux bergers, bas-relief sorti du m\u00eame ciseau pour faire pendant \u00e0 celui de la Vierge et trouv\u00e9 au m\u00eame endroit, l\u2019artiste en question ajoute: \u00abOh! Je ne me d\u00e9dis pas. Pour moi, ces deux bas-reliefs sont bien du commencement du IV\u00e8me si\u00e8cle. Ils n\u2019ont rien de byzantin\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Voici maintenant en quels termes Auguste Audollent, dans son grand ouvrage Carthage ro\u00admaine, parle de nos deux bas-reliefs: \u00ab Les avis sont partag\u00e9s sur la date de ces ou\u00advrages: d\u2019apr\u00e8s les uns, ils remonteraient au IV\u00e8me si\u00e8cle; selon d\u2019autres, ils sont byzantins. Les rap\u00adprochements indiqu\u00e9s par Jean B. de Rossi me parais\u00adsent favorables \u00e0 la premi\u00e8re solution vers laquelle j\u2019incline. On fait \u00e9tat contre cette opinion du ca\u00adract\u00e8re des draperies et du style des feuilles qui garnissent l\u2019encadrement; on a signal\u00e9 en gros des analogies avec l\u2019Ambon de Thessalonique. Mais est-il vraisemblable qu\u2019un pareil travail ait pu \u00eatre ex\u00e9\u00adcut\u00e9 en Afrique, apr\u00e8s les Vandales, lorsque la trans\u00admission des m\u00e9thodes et des proc\u00e9d\u00e9s techniques avait \u00e9t\u00e9 plus ou moins interrompue? \u00bb<a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\">[7]<\/a>.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Il serait, en effet, difficile de citer une \u0153uvre d\u2019art byzantine que l\u2019on puisse rapprocher de notre bas-relief. De plus, dit le P. Delattre, c\u2019\u00e9tait l\u2019usage dans l\u2019Eglise byzantine de ne repr\u00e9senter Notre-Seigneur J\u00e9sus-Christ, la Sainte Vierge et les Saints que par la peinture. \u00ab Cette magnifique pi\u00e8ce d\u2019art, \u00e9crivait encore de Rossi au P. Delattre, ne provenant pas d\u2019un sarcophage, mais d\u2019un bas-relief de la basilique, a une valeur exception\u00adnelle et forme le plus bel \u00e9chantillon connu de ce genre de repr\u00e9sentation dans la sculpture chr\u00e9\u00adtienne\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg\" rel=\"attachment wp-att-414\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"wp-image-414 alignright\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg?resize=480%2C685\" alt=\"Cathedrale de Tunis\" width=\"480\" height=\"685\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg?w=1461 1461w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg?resize=210%2C300 210w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg?resize=768%2C1096 768w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg?resize=718%2C1024 718w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205359.jpg?resize=105%2C150 105w\" sizes=\"auto, (max-width: 480px) 100vw, 480px\" \/><\/a><span style=\"color: #000000;\">On peut comprendre donc que cette magnifique pi\u00e8ce d\u2019art et l\u2019importance qui y est donn\u00e9e \u00e0 Marie montrent la place de choix r\u00e9serv\u00e9e par les fid\u00e8les de Carthage \u00e0 la M\u00e8re de Dieu. En plus, d\u2019apr\u00e8s l\u2019endroit o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 trouv\u00e9, ce bas-relief devait d\u00e9corer une des principales entr\u00e9es de la basi\u00adlique de Damous-el-Karita, celle par o\u00f9 le clerg\u00e9 y p\u00e9n\u00e9trait. Il avait pour pendant, comme nous l\u2019avons d\u00e9j\u00e0 dit, la sc\u00e8ne de l\u2019apparition de l\u2019ange aux bergers, sculpt\u00e9e dans le m\u00eame style et par le m\u00eame artiste.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">L\u2019\u0153uvre de d\u00e9couverte a \u00e9t\u00e9 immense. C\u2019est morceau par morceau que ces deux pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9es par le P. Delattre et plusieurs fragments sont venus rejoindre la por\u00adtion principale \u00e0 plusieurs ann\u00e9es d\u2019intervalle. Une grisaille ex\u00e9cut\u00e9e d\u2019apr\u00e8s ces premi\u00e8res don\u00adn\u00e9es par le P. Delattre a \u00e9t\u00e9 reproduite en image populaire et n\u2019a pas tard\u00e9 \u00e0 prendre le nom de <em>Notre Dame<\/em> de Carthage.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\">Malgr\u00e9 les difficult\u00e9s \u00e0 reconstituer l\u2019originel, nous avons l\u00e0 une sculpture ar\u00adtistique repr\u00e9sentant d\u2019une fa\u00e7on certaine la Sainte Vierge avec l\u2019enfant J\u00e9sus et remontant selon toute probabilit\u00e9 pour le moins au IV\u00e8me si\u00e8cle. On y sent une expression et une vigueur de l\u2019influence de traditions ex\u00adcellentes, influence qui dispara\u00eet au V\u00e8me si\u00e8cle, mais qui bien convient au r\u00e8gne de Constantin.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg\" rel=\"attachment wp-att-416\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone  wp-image-416 aligncenter\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg?resize=501%2C621\" alt=\"Cathedrale de Tunis\" width=\"501\" height=\"621\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg?w=1441 1441w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg?resize=242%2C300 242w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg?resize=768%2C951 768w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg?resize=827%2C1024 827w, https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/20160120_205449.jpg?resize=121%2C150 121w\" sizes=\"auto, (max-width: 501px) 100vw, 501px\" \/><\/a><\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Cf. Moreno, Silvio, <em>Carthage Eternelle<\/em>, Tunis, 2013, p.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a> \u00ab\u00a0Dans la partie qui \u00e9tait occup\u00e9e par les Mages, raconte le P. Delattre, on voit encore trois pieds qui \u00e9taient chauss\u00e9s. Des fragments de personnages et d\u2019autres n\u2019ont pu retrouver leur place. Deux mains \u00e9tendues, couvertes d\u2019un voile et portant une cassette ronde appartient assur\u00e9ment \u00e0 un des Mages pr\u00e9sentant son offrande. D\u2019ailleurs ce bas-relief comportait deux sc\u00e8nes et nous en avons trouv\u00e9 un second qui lui faisait pendant, et don la sc\u00e8ne sup\u00e9rieure est l\u2019Annonciation de l\u2019Ange aux bergers. Cela fait en tout quatre sc\u00e8nes. Les deux qui ont compl\u00e8tement disparu devaient repr\u00e9senter l\u2019Annonciation et l\u2019adoration des bergers\u00a0\u00bb. P. Delattre, <em>Le culte de la Saint Vierge en Afrique<\/em>, Paris, 1907, p. 5.\u00a0\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> \u00ab\u00a0Le tr\u00f4ne se compose d\u2019un large escabeau servant de support \u00e0 un tabouret. Ces deux parties du tr\u00f4ne sont orn\u00e9es de fines colonnettes avec base et chapiteau. La tranche du plateau, aussi bien de l\u2019escabeau que du tabouret, portent des rainures qui en font une sorte de corniche. Ce si\u00e8ge d\u2019honneur si soign\u00e9 dans ses d\u00e9tails, n\u2019a ni dossier ni bras. La Sainte Vierge y est assise sur un \u00e9pais coussin. Dans les plus anciennes images des catacombes la Saint Vierge portant l\u2019Enfant J\u00e9sus est ainsi assise sur un si\u00e8ge d\u2019honneur. Il en est de m\u00eame dans les bas-reliefs des plus anciens sarcophages\u00a0\u00bb.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a> Pour la grande statue en bois de N. D. de Carthage, le sculpteur n\u2019a pas suivi exactement le dessin du bas-relief. Il a plac\u00e9 sur la pointe des \u00e9paules un manteau qui retombe sur le tr\u00f4ne, et sur la t\u00eate un voile court qui chevauche sur le manteau. (P. Chales).<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Saint Jean Damasc\u00e8ne dans une hom\u00e9lie sur la Nativit\u00e9 de Marie, dit\u00a0: \u00ab\u00a0Ses mains porteront l\u2019Eternel et ses genoux seront un tr\u00f4ne plus sublime que les ch\u00e9rubins\u00a0\u00bb. Ailleurs s\u2019adressant \u00e0 Marie\u00a0: \u00ab\u00a0Vous \u00eates ce tr\u00f4ne royal sur lequel les Anges contemplent assis leur Maitre et leur Cr\u00e9ateur\u00a0\u00bb. Cf. P. Terrien, <em>La M\u00e8re de Dieu<\/em>, t. II, p. 141, cit\u00e9 dans Delattre, Louis, <em>Le culte de la Saint Vierge en Afrique<\/em>, Paris, 1907, p. 6.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\">[6]<\/a> De Rossi, Jean Baptiste, <em>Bulle d\u2019Arch\u00e9ologie chr\u00e9tienne<\/em>, Rome, 1884-1885, p. 146.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><span style=\"color: #000000;\"><a style=\"color: #000000;\" href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\">[7]<\/a> Audollent, Auguste, <em>Carthage romaine<\/em>, Paris, 1901, p. 655.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Arch\u00e9ologie Mariale 1. Le bas-relief de la Sainte Vierge Le bas-relief que nous allons pr\u00e9senter poss\u00e8de trois caract\u00e9ristiques\u00a0: -Bas-relief de marbre blanc magnifiquement fouill\u00e9 en 1881 dans les ruines de la basilique Damous el Karita[1], mais malheureusement tr\u00e8s mutil\u00e9. -Il nous offre d\u2019une fa\u00e7on certaine l\u2019image de la M\u00e8re de \u2026<\/p>\n<p class=\"continue-reading-button\"> <a class=\"continue-reading-link\" href=\"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/?p=411\">Continuer \u00e0 lire<i class=\"crycon-right-dir\"><\/i><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":412,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_jetpack_newsletter_access":"","_jetpack_dont_email_post_to_subs":false,"_jetpack_newsletter_tier_id":0,"_jetpack_memberships_contains_paywalled_content":false,"_jetpack_memberships_contains_paid_content":false,"footnotes":"","jetpack_publicize_message":"","jetpack_publicize_feature_enabled":true,"jetpack_social_post_already_shared":true,"jetpack_social_options":{"image_generator_settings":{"template":"highway","default_image_id":0,"font":"","enabled":false},"version":2},"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[98],"tags":[27,127,56,58,65,6],"class_list":["post-411","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-art-chretien","tag-archeologie-chretienne","tag-archeologie-mariale","tag-art-chretien","tag-cathedrale-de-tunis","tag-notre-dame-de-carthage","tag-tunis"],"jetpack_publicize_connections":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/i0.wp.com\/archeologiechretienne.ive.org\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/57.jpg?fit=500%2C796","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p5FzU9-6D","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/411","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=411"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/411\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":417,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/411\/revisions\/417"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/412"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/archeologiechretienne.ive.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}